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L’attention: une définition

Jean-Philippe LACHAUX 

L’attention est la focalisation sur des éléments privilégiés…

C’est Jean-Philippe Lachaux, Directeur de recherche à L’INSERM et Neurobiologiste qui en donne la 1ere définition. Il a consacré 20 ans de recherche à l’attention.

“L’attention est la focalisation sur des éléments privilégiés dans la masse de nos perceptions continues et de nos processus mentaux qui ont été dignes d’intérêt pour être singulariser et porter à notre conscience. Elle détermine notre représentation du monde et l’expérience que nous en avons.“

Avant cette définition, il était écrit dans les dictionnaires : « l’attention, tout le monde sait ce que c’est mais personne ne sait la définir »

A ce titre, je remercie Guillaume Attias qui dans sa formation nous a permis de comprendre cette définition complexe.

Quelques explications pour décrypter les mécanismes de l’attention.

L’attention c’est la façon dont le cerveau crée les mécanismes de la réalité des choses …

En effet, notre cerveau perçoit notre environnement avec nos sens. Nous percevons 400 000 unités par seconde et seulement 40 unités sont portées à notre conscience. Nous portons notre attention sur une petite partie des informations présentes dans notre environnement.

Notre cerveau perçoit puis il combine les éléments et crée une représentation qui fait sens pour nous, qui est cohérente, qui nous est propre. Notre base de cohérence fait appel à nos mémoires et nos expériences. Note vécu.

C’est notre filtre qui fait que nous avons chacun notre propre réalité. C’est aussi la source principale des malentendus en communication, des difficultés relationnelles, des conflits.

Il faut savoir que l’attention bouge en permanence. Elle est parfois globale, parfois précise. Elle est influencée par les flux perceptifs (nos sens) et encore par nos flux cognitifs (notre imaginaire).

Et dans nos prises de parole ?

En tant qu’orateur pour capter l’attention nous devons faire en sorte que les 40 unités portées à la conscience de nos interlocuteurs soient au maximum porté sur nous et notre message. Dans le cas contraire, l’orateur est invisible.

COMMENT ?

D’abord, en nous demandant quels éléments de la DOSE nous voulons déclencher. 
Par exemple en impliquant notre public dans un mouvement collectif nous déclenchons l’Ocytocine.
En lui permettant de s’identifier ; de la Sérotonine.
En proposant un premier résultat ; la Dopamine.
En projetant une belle image ou en le faisant rire ou pleurer : l’endorphine.

Ensuite, en créant des ruptures de rythme :

  • Optez pour un support avec un fond sombre avec une réserve blanche ou de couleur.
  • Introduisez des gestes, déplacements différents, plus spacieux
  • Utilisez un support visuel et parfois aucun support
  • Modulez votre voix et en instaurez des silences. Les silences sont magiques.

Et aussi rajoutez du storytelling pour activer les ressentis et l’imaginaire. Stimulez les sens pour activer la DOSE.

En minimisant l’effort de compréhension avec une présentation claire et limpide. Notre cerveau est aversif à l’effort. Si l’effort pour comprendre est trop grand comparé à sa motivation, il abandonne.

En dirigeant son attention avec des supports incluant des visages, des yeux, une direction (car notre attention se porte sur ces éléments en priorité).

Et bien sur en prenant en compte les différents besoins de notre public en fonction de leurs profils de communiquant. Référez vous pour cela à l’article sur ce sujet ou demandez mon livre blanc.

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